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Mercredi 13 février 2008

LA DÉFAITE D'AL QAIDA EN IRAK: LES CHIFFRES

Iraq-violence-trends.jpgCourbes établies d'après les chiffres donnés par le Général David H. Petraeus devant le Congrés des États-Unis en septembre 2007

    L'Histoire ne se répète pas, ce que regrettent très certainement les opposants anti-américains à la guerre déclenchée en mars 2003. Ceux-là mêmes qui nous prédisaient  - souhaitaient ? - que les États-Unis allaient revivre un deuxième Vietnam. À chaque difficulté rencontrée, un mot ne cessait alors de revenir dans les médias et les commentaires divers, celui de "bourbier". Mais tandis que nous devisions, d'autres se battaient et plus de 3900 soldats américains sont depuis tombés.

IED-explosions.jpg

    Ces morts n'ont pas été inutiles. Aujourd'hui, l'Irak voit enfin la violence terroriste reculer, et à chaque victoire militaire qui se confirme c'est une chance de plus qui est offerte à la démocratie irakienne. Certes, rien n'est encore vraiment acquis et la situation reste très fragile. La pacification demeure un enjeu à plusieurs inconnues, dont les Américains ne pourront assumer la responsabilité à eux seuls. La société irakienne n'aura pas assez de toute son énergie et de tout son dynamisme pour retrouver le chemin de la paix. À commencer par une réconciliation nationale entre Chiites, Sunnites et Kurdes, un rééquilibrage politique entre les deux premières communautés, que devra également consolider une reconstruction économique générale.

Al-Anbar-attacks.jpg

   Mais ce que montrent les statistiques éditées par l'OIF et l'Institute for study of war, c'est que Al Qaida est en train de perdre la guerre en Irak. Alors que d'aucuns voulaient voir en l'Irak un autre Vietnam, c'est exactement le contraire qui vient de se dérouler. Dans un conflit asymétrique qui aurait pu l'avantager, la mouvance terroriste a perdu le soutien populaire. Sa brutalité aveugle, ses orgies criminelles au nom du martyr, ont fini par exaspérer ces principaux soutiens depuis le début de la guerre. Au fond, un homme tel que Abou Moussab Al-Zarkaoui ne pouvait qu'aider  les Américains, car lorsqu'une guérilla perd le soutien de la population, elle ne peut plus résister à la puissance qu'elle affronte.

    Tous les indicateurs montrent aujourd'hui l'effondrement d'Al Qaida en Irak. Sa stratégie a été un échec, ses réseaux sont démantelés les uns après les autres, nombre de ses chefs ont été capturés ou tués, beaucoup sont en fuite en Syrie et en Arabie Saoudite, une crise sans précédent mine son recrutement. Parallèlement à ce déclin structurel, les Américains marquent de nombreux points: découvertes et nettoyages quotidiens de fabriques d'IED, de caches d'armes, frappes permanentes sur des combattants djihadistes de plus en plus isolés en milieu rural, meilleure gestion des médias...

    Les États-Unis sont peut-être sur le point de remporter une guerre asymétrique de premier ordre, et il faut l'espérer. Quoi qu'il en soit, l'Irak n'a jamais été une réplique de la Guerre du Vietnam.

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Mardi 12 février 2008

DÉFAITE D'AL-QAIDA EN IRAK

Abu-Tarik-diary.jpgExtrait de l'agenda de l'Émir Abu Tarik
   
    La tendance se précise. Elle ne fait que confirmer ce que tous ceux qui s’informaient avec honnêteté sur la Guerre d’Irak savaient déjà depuis plusieurs mois : Al Qaida est en train de perdre la guerre après plus de trois années d’actions sanguinaires, qui se sont révélées être un échec stratégique majeur pour la mouvance islamiste.

    Le 3 novembre 2007, des parachutistes de la 1st Brigade Combat Team (BCT) de la 101st Airborne, en patrouille à une quinzaine de kilomètres au Sud de la ville de Balad, ont mis la main sur un document particulièrement intéressant. Il s’agit d’un agenda de 16 pages contenant des informations sur les combattants djihadistes, leurs opérations, leur organisation logistique, leur financement. L’agenda appartient à Abu Tariq, un émir d’Al-Qaida à la tête de 5 bataillons et en charge des secteurs d’Al Layin et d’Al Mashahdah dans le Nord de la province de Salahadin. En d’autres termes, un commandant régional d’Al Qaida.
Abu-Tarik-s-diary-translation.jpgTraduction de l'agenda d'Abu Tarik (extrait)
   
    Les informations recueillies sur l’agenda de cet émir confirment un fait majeur en Irak : Al Qaida est en train de perdre la guerre. Les terroristes islamistes n’ont cessé de perdre du terrain et des hommes depuis que les Américains ont fait alliance avec les tribus sunnites. Le retournement de ces dernières et des populations ont isolé l’organisation d’Abu Tarik, qui dans le même temps a subi une pression militaire américaine sans cesse grandissante. On s’est beaucoup complu, depuis le début de la guerre, à dénombrer le nombre de soldats américains tués en Irak – un nombre objectivement faible eu égard à la durée de la guerre -, oubliant de remarquer que les pertes de l’insurrection étaient dans le même temps autrement plus sévères.

Operation-Iron-harvest.jpgBilan de l'opération "moisson de fer". En bleu, les 4 provinces irakiennes où Al Qaida s'est repliée après les défaites de Bagdad et d'Al-Anbar

    Les pertes infligées par les troupes de la coalition mais, surtout, les désertions massives dans les rangs islamistes ont significativement affaibli Al Qaida dans cette région. Sur les cinq grandes unités organisées par l’émir, le 1er et le 2e bataillon étaient les plus importantes avec respectivement 200 et 300 combattants. Elles sont aujourd’hui dissoutes  du fait de la désertion de leurs commandants et d’une grande partie des troupes. Le 3e bataillon resterait loyal, mais il ne compte plus que 60 combattants. Le 4e bataillon, appelé Al Ahwal, est constitué, selon les propres aveux d’Abu Tarik, "de bandits et de non-croyants en plus de quelques fanatiques", mais son chef est en fuite en Syrie. Quant au 5e et dernier bataillon, il a été également dissout depuis la défection de ses chefs et le départ d’une partie de ses effectifs dans la province de Diyala. Dans l’un des secteurs tenu par l’organisation d’Abu Tarik, il ne reste plus que 20 combattants, si ce n’est moins… Selon l’émir, cette hémorragie serait avant tout liée au ralliement massif des populations au mouvement du Réveil des tribus. Un ralliement qu’il décrit comme « le cancer qui ronge le corps du mouvement djihadiste ».

    Le Washington post a pu, récemment, interviewer deux autres émirs d’Al Qaida dans la province d’Al-Anbar. Ils confirment les terribles revers subis, sans pour autant admettre leur défaite. L’un d’entre eux, Riyadh al Ogaidi, l’émir de Karmah, une ville située entre Bagdad et Fallujah, avoue qu’Al Qaida a perdu 75% de ses effectifs en 2007. De juin 2007 à aujourd’hui, les forces islamistes sont passées de 12 000 combattants à 3500 environ. De son côté, l’armée américaine annonce avoir tué plus de 2400 terroristes, et en avoir capturé plus de 8800 pour l'année 2007.

Bagdad---January-2008.jpegParachutiste dans Bagdad en protection rapprochée de son groupe inspectant une maison susceptible de cacher des IED (janvier 2008)
   
    Toujours est-il que la situation actuelle oblige Al Qaida à changer de stratégie. Ce qui ressort des informations contenues dans l’agenda d’Abu Tarik, mais aussi d’un communiqué du 13 janvier dernier du chef de la branche irakienne d’Al Qaida, Abu Ayyub al Masri, c’est que la stratégie de terreur des djihadistes a échoué. La brutalité sanguinaire d’Al Qaida, sa volonté de « talibaniser » la province d’Al-Anbar et, au-delà, le reste de l’Irak, lui a aliéné les populations. Les djihadistes ont dû cesser leurs attaques contre les chefs des tribus ainsi que les civils. Elles doivent dorénavant viser en priorité les forces américaines, les forces de sécurité irakiennes, celles du mouvements du Réveil et les infrastructures afin d'empêcher le relèvement économique du pays. Le communiqué d’al Masri, rapporté par le Washington post, indique ainsi qu’il faut désormais éviter « d’ouvrir d’autres fronts contre les Arabes sunnites », « ne pas fermer la porte du repentir aux Sunnites qui se sont détournés de nous », « prendre garde à ne pas tuer de civils sunnites qui n’ont pas sympathisés avec les apostats… » Ce revirement traduit, on ne peut mieux, les divergences déjà sensibles entre la direction afghane et la branche irakienne d’Al Qaida. Les désaccords sur les orientations du combat et le choix des cibles avaient déjà opposé Abou Moussab Al-Zakaoui à Oussama Ben Laden, ce dernier ayant encore reconnu, récemment,  l’erreur de s'en être pris aux populations civiles.

    L’armée américaine qui poursuit la lutte de manière plus que jamais déterminée et méthodique, reste prudente dans sa communication. L’agenda d’Abu Tarik confirme ce qui s’est passé récemment dans la province d’Al-Anbar à savoir la défaite de l’insurrection islamiste et le déclin d'Al Qaida. Mais les Américains - qui ont maintenant gagné une expérience inégalée sur ce théâtre d'opérations - savent que la diversité des situations est avant tout la règle en Irak. Les tactiques et les méthodes qui ont fait leur preuve dans la province d’Al-Anbar, ne seront pas mécaniquement aussi efficaces ailleurs, même si pour l’instant l’ensemble du pays évolue nettement vers la pacification. Plus que jamais, la bataille qui se livre en Irak se caractérise par une grande fluidité.

March--de-Bagdad---27-janvier-2008.jpegUn marché dans Bagdad le 27 janvier 2008. Si la pacification de l'Irak demandera encore du temps - et qu'elle devra s'accompagner d'une véritable reconstruction de l'économie du pays -, l'action américaine a d'ores et déjà obtenu de remarquables résultats quant à la sécurité générale des populations
   
    À l’heure actuelle, le centre de gravité de l’insurrection ainsi que les combats se sont déplacés vers le Nord du pays, en particulier dans les provinces de Ninawa (région de Mossoul), de Salahadin, et de Tamim (région de Kirkouk). C’est dans ce dernier réduit, qu’Al Qaida tente de maintenir ses lignes logistiques avec la Syrie. La mouvance terroriste reste dangereuse comme l’ont montré les deux derniers attentats, ce mois-ci, dans Bagdad même. L’armée américaine est en train de se déployer autour de Mossoul où les insurgés d’Al Qaida et les islamo-nationalistes de la guérilla kurde s’affrontent. Très vraisemblablement, Mossoul sera le théâtre d’une prochaine bataille dont l’enjeu sera d’empêcher Al Qaida d’y trouver un sanctuaire, et une porte d’entrée avec la Syrie voisine. C’est aussi dans cette région que se trouve l’une des rares tribus qui collabore encore avec les djihadistes, la tribu Chamar. Notons, que des combats périphériques ont, également, lieu en ce moment même dans la région d’Arab Jabour (au Sud de Bagdad, province de Bagdad), et dans le Nord de la province Diyala (à l’Est de Bagdad sur la frontière iranienne).

Sources : OIF. The Long War Journal. CLAUDE (Patrice), "En Irak, Al Qaida aurait subi des pertes sévères", in Le Monde du lundi 11 février 2008. CLAUDE (Patrice), "Ali Atem Al-Ali Suleiman,  un "prince" contre Al Qaida", in Le Monde du jeudi 14 février 2008. MALBRUNOT (Georges), "Irak : les Américains mettent Al Qaida en déroute", in Le Figaro du mardi 12 février 2008.

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Vendredi 8 février 2008

AUTOPSIE D'UN CRIME DE GUERRE

undefinedAffiche du film de Nick Broomfield
   
    La question des crimes de guerre hante tous les conflits. Elle est inévitable car inhérente à la guerre elle-même. Très certainement parce que celle-ci est avant tout un déchaînement paroxystique de violence doublé d'une situation de non droit, nonobstant la volonté de la communauté internationale de réglementer cette violence. L’Église avait déjà, dès le Moyen-Age, tenté cette réglementation à défaut de pouvoir interdire la guerre. C’étaient des initiatives dites « trêves » et « paix de Dieu ». De nos jours, il existe des textes et des définitions juridiques que l’on appelle communément conventions de La Haye (1899) et de Genève. Les conventions dites de Genève désignent un ensemble de traités internationaux - sept grands textes - rédigés entre 1949 et 2005, qui protègent de manière universelle les soldats, les civils, les prisonniers, les blessés, et tentent de moraliser la guerre.

    Si ces textes sont clairs et ont l’incontestable mérite d’exister, beaucoup moins claire est la distinction que d’aucuns établissent entre le crime de guerre et le crime contre l’Humanité. Le premier désigne toute action répréhensible selon les définitions juridiques des conventions de Genève : la torture, le viol, le pillage, l’exécution de prisonniers ou de civils, les prises d’otage… Le second désigne un crime à l'encontre d'une personne non pour ce qu’elle fait ou a fait mais pour ce qu’elle EST. Quand le crime contre l'Humanité est étendu à l'ensemble d'un groupe humain selon des critères raciaux, ethniques, culturels, religieux, qu'il est mis en oeuvre de manière systématique et organisée - toujours décidée en haut lieu - on parlera d'un génocide. Le viol peut entrer dans les catégories du crime contre l'Humanité lorsqu’il est institué comme une mesure de terreur systématique à l’égard d’une population. De manière générale, à partir du moment où une politique vise directement et spécifiquement les femmes et les enfants on peut parler de génocide, ces deux catégories étant par définition les relais par lesquels passe la survie d’un groupe humain (1).

    Mon propos n'est pas de m'étendre sur les concepts philosophiques et juridiques de crime contre l'Humanité ni celui de génocide. D'autant plus que les définitions, encore de nos jours, sont loin de faire l'unanimité des juristes et des États pour des raisons que l'on peut aisément imaginer. Ces définitions générales me permettront, cependant, d'affirmer d'emblée que la guerre en Irak ne correspond ni de près ni de loin à un génocide du peuple irakien, contrairement à ce que nombre de sites douteux proclament, chiffres controuvés à l'appui. Et il faut être un larbin intellectuel et moral, fondé d’ignorance, – comme l’anti-américanisme en produit tant – pour parvenir à une telle conclusion.

undefinedMirador du pénitencier d'Abu Ghraïb
   
   
En revanche, des crimes de guerre ont bien été commis par des soldats américains à Camp Bucca (2003-2004), Abu Ghraïb (2003-2004), Haditha (novembre 2005), Mahmudiya (mars 2006), Muthana (mai 2006), et très vraisemblablement ailleurs sans pour autant avoir été révélés ou médiatisés. Ces crimes sont aussi graves qu’ils sont inexcusables. Chaque fois qu’ils se produisent c’est à l’Amérique toute entière qu’ils font perdre la face. Une Amérique d’autant plus frappée dans son autorité morale, qu’elle se présente comme le porte-parole d’une démocratie universelle. À chaque fois que ces crimes de guerre sont perpétrés, il est encore plus difficile de convaincre et de justifier d’une cause dont la justesse n’a pourtant pas changé, et pour laquelle tant d’hommes se battent encore.

    Les guerres de l'Amérique sont des luttes autrement plus longues et plus difficiles que celles menées par leurs ennemis d'autrefois (les communistes) et ceux d'aujourd'hui (les islamistes) qui ne se sont jamais embarrassés des mêmes principes juridiques et moraux. La Démocratie nourrit une exigence de transparence et de moralité que l’on ne trouve nulle par ailleurs. Cette exigence, cependant idéale, ne préserve nullement de terribles perversions. Les guerres asymétriques, parce qu'elles rejettent les principes des lois de la guerre, provoquent ces perversions et ces contradictions qui naissent de la distorsion entre l’image idéale - que met en avant le modèle démocratique - et l’épreuve des faits.

    À cette épreuve des faits, les Etats-Unis connaissent, eux aussi, la tentation de l’illégalité et certaines de leurs actions vont indubitablement à l’encontre de leurs principes fondateurs. Pourtant, si expliquer n’est pas excuser, beaucoup auraient tort d’interpréter la reconnaissance de cette faiblesse comme une victoire morale unilatérale. Car une défaite des Etats-Unis en Irak serait ni plus ni moins que la défaite des démocraties occidentales face au totalitarisme islamiste. Les conséquences d’une telle défaite seraient politiquement comme moralement catastrophiques pour le monde entier. C’est en comprenant cela, avant toute autre chose, que l’on peut examiner les crimes de guerre de l’armée américaine en Irak, sachant également que la même analyse ne sera jamais étayée avec autant d’exigence sur les crimes de guerre – systématiques ceux-là -  commis par l’insurrection et le terrorisme islamiste.

15.JPGNick Broomfield et ses acteurs durant le tournage du film "Battle for Haditha"
   
    En réalisant un film sur les événements qui se sont déroulés à Haditha – une petite ville irakienne située à 260 km au Nord-Ouest de Bagdad – en novembre 2005, le réalisateur britannique Nick Broomfield nous questionne de manière objective, rigoureuse et intelligente sur le crime de guerre dans un contexte de guerre asymétrique. Son propos ne relève pas de l’émotion mais de l’explication. Partant, il fait de « Battle for Haditha » un film très réussi.

Sources : BACHARAN (Nicole), « L’administration Bush hors-la-loi », in Le Monde du jeudi 13 mai 2004. BRANCHE (Raphaëlle), La torture et l'armée pendant la guerre d'Algérie, 1954-1962, Gallimard, Paris, 2001. BRANCHE (Raphaëlle), La lutte contre le terrorisme urbain, Militaires et guérilla dans la guerre d'Algérie, Bruxelles, Complexe, 2001. BRUNETEAU (Bernard), Le siècle des génocides, Paris, Armand Colin, 2004, 254 p. MOSSE (George L.), De la Grande Guerre au totalitarisme. La brutalisation des sociétés européennes, Hachette Littératures, 1999, 296 p. SMITH (Bradley F.) et PETERSON (Agnes F.), Himmler Heinrich. Discours secrets, Paris, Gallimard, Collection Témoins, 1978, 262 p. (1) Lire notamment le discours de Posen (octobre 1943) où le Reichsführer SS donne une définition implicite de ce qu’est un génocide. Crimes of war project.
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Mercredi 30 janvier 2008

L'OFFENSIVE DU TÊT

Drapeau-Sud-Vi--tnamien.pngLe drapeau sud-vietnamien. L'or représente la couleur de peau du peuple vietnamien et les trois bandes rouges: le Tonkin, l'Annam et la Cochinchine. Dessiné par l'Empereur Thanh Thai en 1890, il fut repris par l'Empereur Bao Dai en 1948 avant de disparaître définitivement avec la victoire du Nord-Vietnam le 30 avril 1975

   
    Le TÊT 1968 - ou fête du Nouvel An pour les Vietnamiens et les Chinois - est entré dans l’Histoire comme l’affrontement majeur de la Guerre du Vietnam. Affrontement majeur du fait de la rupture militaire qu’elle constitue : pour la première fois les forces communistes du Nord-Vietnam, aidées par le Viêt Cong, lancent une offensive générale à l’échelle de l’ensemble du Sud-Vietnam. Mais l’offensive du Têt fut, aussi et surtout, un affrontement majeur du fait des conséquences politiques induites par une défaite militaire nette des communistes, mais qui, paradoxalement, devait aboutir au retrait des Etats-Unis et, in fine, à la défaite du Sud-Vietnam.

    30 janvier 1968 - 30 janvier 2008, c’était il y a quarante ans. Au-delà de l’hommage rendu aux soldats américains et sud-vietnamiens en ce jour anniversaire, rappelons à grands traits ce que fut la Guerre du Vietnam.

Bibliographie: CURREY (Cecil B), Vo Nguyên Giap. Viêt-nam (1940-1975). La victoire à tout prix, Paris, Phébus, 2003, 524 p. FALL (Bernard), Les deux Viet-Nam, Paris, Payot, 1967, 478 p. HANSON (Victor Davis), Carnage et culture. Les grandes batailles qui ont fait l’Occident, Paris, Flammarion, 2002, 600 p. KARNOW (Stanley), Vietnam. Le premier récit complet des guerres du Vietnam, Paris, Presses de la Cité, 1983, 440 p. McNAB Chris et WIEST Andy, L’Histoire de la Guerre du Vietnam, Chantecler, 2001, 256 p. SHEEHAN (Neil), L’innocence perdue, Paris, Éditions du Seuil, 1990, 662 p.

Orange-county.jpgDans la banlieue sud de Los Angeles (Westminster district, Orange County) la communauté vietnamienne a érigé un mémorial en souvenir du sacrifice commun de ses soldats et des soldats américains dans la lutte contre le communisme

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  • : 20/10/2007
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